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Lancia D24 Spider Sport
Les succès de l’écurie Lancia
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02 Octobre 2023
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Produite en plus de neuf millions d’exemplaires en trois générations, cette petite citadine qui a dominé le segment B pendant 25 ans, est à l’origine de nouveaux standards dans le domaine du design, de la sécurité et de du confort.
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L’histoire de quatre grandes marques de l’automobile italienne
Des modèles les plus représentatifs aux personnalités qui ont multiplié les victoires et révolutionné le secteur, sans oublier les événements marquants, cette section raconte et célèbre les piliers d’Alfa Romeo, de Fiat, de Lancia et d’Abarth.
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Lancia D24 Spider Sport

Les succès de l’écurie Lancia

Pour le fondateur Vincenzo Lancia, les courses automobiles devaient être l’apanage des clients, contrairement à ce que pensait son fils Gianni : les bons résultats de l’Aurelia B20 devinrent l’occasion pour créer l’écurie officielle Lancia. C’est ainsi que naît en 1953 la barquette de compétition la plus belle et victorieuse de l’époque : la Lancia D24 Spider Sport.


L’âme sportive a toujours caractérisé les voitures Lancia, et ce depuis sa fondation. Il n’en pouvait pas être autrement : Vincenzo Lancia fut testeur et pilote officiel Fiat au début du XXe siècle, remportant des victoires en Europe et en Amérique. Après la fondation de sa marque en 1906, le génial entrepreneur participe à quelques courses avant de laisser la place à ses clients. Pour chaque modèle, Lancia réalise toujours des versions « courses », sans pourtant s’engager directement ou avec une écurie officielle appartenant à la marque. La situation ne change pas tant que Vincenzo Lancia reste en vie, mais aussi, du moins pendant un certain temps, lorsque son fils Giovanni, plus connu sous le nom de « Gianni », reprend la direction de l’entreprise.

Le tournant intervient après la naissance de la coupé Aurelia B20 GT en 1951. Le génial moteur V6 de l’ingénieur Francesco De Virgilio se révèle tout de suite être parfait pour les élaborations et ne tarde pas à gagner. Les succès des clients encouragent Gianni Lancia, fasciné depuis toujours par les courses, à créer l’écurie Lancia officielle, qui obtient immédiatement d’excellents résultats dans les compétitions les plus prestigieuses. L’agile Aurelia B20 GT se fait remarquer à la 1000 Miglia de 1951 quand Giovanni Bracco et Umberto Maglioli, avec une voiture presque de série, terminent deuxième derrière la toute puissante Ferrari 340 America équipée d’un moteur V12 : la GT turinoise se montre particulièrement maniable et stable dans les secteurs les plus tortueux où la Ferrari peine à libérer sa puissance.

La victoire à la 1000 Miglia et, plus généralement, les succès dans la catégorie Grand Tourisme donnent l’élan pour créer des voitures conçues uniquement pour les compétitions. Pourtant le changement n’est pas immédiat : la Lancia D20 Coupé Sport, carrossée par Pinin Farina, est créée en 1953. C’est encore une évolution de l’Aurelia B20 GT dotée d’une carrosserie en aluminium, tandis que le V6 avec une plus grosse cylindrée, 3 et 2,7 litres (ce dernier avec un compresseur), atteint les 240 ch. Pendant que la D20 est engagée en compétition et obtient des résultats prometteurs, les techniciens Lancia créent, en partant de la même base, une version ouverte : la D23 Sport Spider. Quatre exemplaires sont réalisés avec le moteur 3 litres de 217 ch et un essieu De Dion à l’arrière.

1953 est une année de grande effervescence : la D23 devient la voiture de transition sur laquelle expérimenter différentes solutions, tandis que la nouvelle Lancia D24 Sport Spider est créée en un temps record. Le châssis en treillis tubulaire d’acier au chrome-molybdène a un empattement plus court par rapport à la D23, tandis que le V6 atteint désormais les 3,3 litres pour 245 ch.

L’architecture du moteur est désormais pensée pour la compétition : deux arbres à cames en tête pour chaque banc, deux distributeurs et deux bougies par cylindre, mais surtout une lubrification à carter sec avec réservoir d’huile et radiateur. Trois carburateurs à double corps Weber 46 alimentent le V6. Reprenant le schéma de l’Aurelia, la boîte de vitesses est couplée à l’embrayage à l’arrière, devant le différentiel : redessinée et renforcée, elle comporte quatre rapports synchronisés à partir du deuxième, et jusqu’à huit rapports différents au niveau de l’essieu pour adapter la voiture aux différents tracés. Sans oublier les suspensions indépendantes à l’avant et l’essieu rigide De Dion à l’arrière avec freins à tambour placés « à bord » pour réduire les masses non suspendues.

La carrosserie de la barquette est basse et filante, avec des courbes sinueuses qui se terminent par deux phares saillants aux extrémités des ailes, tandis que la grande bouche au centre, qui dessine une calandre inclinée vers l’avant et vers le bas, suit la courbe des ailes. Sur le capot, la prise d’air dynamique achemine l’air vers les trois carburateurs double corps. L’arrière se termine presque en goutte d’eau, unissant les courbes supérieures et latérales des ailes et du coffre à la partie inférieure de la carrosserie.
L’élégance caractérise depuis toujours les voitures Lancia et la D24, malgré son caractère de bête de course, perpétue cette tradition : elle est considérée à l’époque comme l’une des plus belles voitures de sport.

Onze succès sur dix-sept compétitions disputées. Une domination mondiale, de la Carrera Panamericana à la Targa Florio, en passant par les autres prestigieuses courses siciliennes. Elle remporte des courses de côte ainsi que la 1000 Miglia de 1954 avec Alberto Ascari, double champion du monde de Formule 1.

 


Ses résultats en compétition sont exceptionnels : elle participe à dix-sept courses et monte onze fois sur la plus haute marche du podium. Elle remporte avec Juan Manuel Fangio la Carrera Panamericana-Mexico de 1953, devant Piero Taruffi, lui aussi au volant d’une D24 ; l’année suivante, toujours avec Taruffi, elle gagne la Targa Florio, le Tour de Sicile et la Coppa d’Oro de Syracuse ; pilotée par Gigi Villoresi, elle remporte le Grand Prix d’Oporto, tandis qu’Eugenio Castellotti domine les courses de côte, de la Bolzano-Mendola à la Aoste-San Bernardo, la Bologne-Raticosa, Treponti-Castelnuovo et la Florence-Sienne.

La captivante trente-huitième édition de la Targa Florio voit les Lancia D24, baptisées « 3.300 Carrera » après la victoire outre-Atlantique et pilotées par Piero Taruffi et Eugenio Castellotti, se battre pour la victoire contre les agiles Maserati de Musso, Scarlatti et Bellucci. Castellotti s’adjuge le tour le plus rapide, à une vitesse moyenne de 93,116 km/h sur le petit circuit des Madonie, mais c’est Taruffi qui remporte la victoire en devançant la Maserati de Musso et Roberto Piodi, au volant de l’une des nombreuses Lancia Aurelia B20.


Mais la victoire la plus prestigieuse est celle à la « plus belle course du monde », comme la définissait Enzo Ferrari : la 1000 Miglia. À mi-parcours, à Rome, la difficile course qui se déroule sur les splendides routes italiennes compte déjà de nombreuses victimes, tandis que les Lancia D24 sont en tête avec Piero Taruffi suivi à quatre minutes par Alberto Ascari. Les deux leaders Lancia précèdent la première Ferrari 375 Plus de Maglioli qui compte déjà 12 minutes de retard. La tradition qui veut que le pilote en tête ne remporte pas la course est respectée lors de cette XXIe édition. Taruffi sort de la trajectoire pour dépasser deux concurrents plus lents, abîme sa voiture, atteint l’assistance à Florence avant d’abandonner, laissant la victoire à Alberto Ascari.

Avec une vitesse moyenne de 139,645 km/h, Ascari, au volant de la Lancia D24 n° 602, devance de plus d’une demi-heure la Ferrari 500 Mondial de Vittorio Marzotto à l’arrivée à Brescia. En 11 heures, 26 minutes et 10 secondes, Ascari, double champion du monde de Formule 1 mais considéré comme le pilote le moins expérimenté dans les courses sur route par rapport à ses coéquipiers (Eugenio Castellotti, Piero Taruffi et Luigi Valenzano), permet à la Lancia D24 de conquérir la première place. Ce fut la première et unique victoire de Lancia à la 1000 Miglia.

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